Chaque année, Oséo publie un rapport détaillé sur l’évolution des PME, que vous pouvez retrouver en version papier ou numérique. Voici donc quelques précisions sur cette 8e édition.

 

Les premiers chiffres

Dans ce rapport de 2012, Oséo restitue ses observations concernant l’évolution des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises de taille intermédiaire (ETI) durant l’année 2011. De ce fait en France, on dénombre 131 000 PME et 4 600 ETI. Les PME comptent un effectif moyen d’environ 25 salariés contre 630 pour l’ETI.

Ce contraste entre les effectifs moyens des PME et ETI provient sans nul doute de leur secteur d’activité. En effet, les PME se consacrent plus particulièrement à la construction ou commerce tandis que les ETI sont majoritairement industrielles.

Globalement les PME et les ETI portent l’essentiel des emplois, toutefois il est facile de constater un niveau élevé de défaillance de leur part (contexte économique peu favorable). Ce qui explique la faible augmentation de 0,5% de l’emploi salarié, en 2011.

A côté de ça, les trésoreries font l’objet de prévisions négatives, d’autant plus marquées que l’entreprise est petite, les PME sont donc les plus concernées. Ceci est sans doute le forfait d’un faible taux de demandes de financement imputable aux reports des décisions d’investissement. En contrepartie, pas moins de 300 ETI s’en sortent pas si mal et apparaissent comme un modèle de croissance. Cette « surperformance » des ETI semble directement liée à leur taille et à leur longévité.

 

Une lueur d’espoir

Malgré un portrait peu joyeux de ces entreprises et de leur financement, une lueur d’espoir n’est pas à écarter. En effet, beaucoup d’initiatives ont été mises en œuvre pour relancer le nombre d’introductions de PME et ETI. Dont le capital-investissement français qui affiche toujours son dynamisme en injectant près de 10 milliards d’euros dans près de 1 700 PME et ETI. De plus, les entrées en bourses ont repris un peu de vigueur en 2011 après des années 2008 et 2010 très basses. Ceci étant, l’ouverture du capital des PME et ETI s’impose d’abord aux entreprises qui doivent financer des projets ambitieux de R&D et d’innovation ou accompagner leur croissance.

 

Pour en savoir plus

Vous pouvez retrouver le rapport d’Oséo complet sur leur site Internet : Oséo